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L'Architecture bioclimatique |
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L'habitat
de l'antiquité à nos jours |
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L'habitat traditionnel est l'ancêtre de
l'architecture bioclimatique.
On trouve la trace des adaptations de l'homme à
son environnement partout dans le monde :
les troglodytes (Habitat creusé ou enterré) de Chine, d'Espagne ou d'Egypte, les huttes de
bambou du sud-est asiatique, les igloos du pôle nord, les tipies Indiens, les isbas Russes, etc.
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Ces adaptations
qui étaient jadis motivées par la recherche continue des
meilleures conditions de survie sont le résultat de millénaires d'expérimentation de techniques
de construction, d'utilisation de matériaux, etc. Avec l'amélioration des
conditions de vie, et la haute spécialisation des activités
humaines, l'homme moderne a perdu ce rapport à l'habitat, et ce savoir
empirique a été "oublié".
L'homme a voulu affirmé sa domination sur
son environnement et sa puissance technologique, en niant le
lieu et son climat: c'est l'Architecture internationale des
gratte-ciel de verre et d'acier qui se sont édifiés partout, qui
ne peuvent être viables sans air conditionné ou chauffage, et
qui contrairement à l'image de puissance qu'il symbolisent, sont
dépendants d'un
approvisionnement en énergie très important.
Les inquiétudes écologiques planétaires toutes récentes dans
notre histoire, motivent un retour urgent et généralisé vers ces
principes, dont dépend la survie de notre environnement: |
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Extrait du Canard Enchaîné
du 02/08/2006 :
"… le rapport pondu voilà à
peine un mois par deux sénateurs, un de gauche, un de droite, le
socialiste Claude Saunier et le RDSE Pierre Laffitte.
Après avoir sillonné
la planète et auditionné 300 spécialistes, ces deux
parlementaires, pas nés de la dernière pluie acide, sont revenus
catastrophés. Persuadés qu'il est presque trop tard. Que « les
estimations hautes n'ont plus rien de fantaisiste ». Convaincus
que « même avec + 3°C, il
ne s'agira plus de la même planète
». Et que si les
gouvernements ne s'agitent pas rapidement, en cessant de faire
croire que l'énergie ne coûte pas cher, en refusant d'engager
les mutations indispensables, alors « toute l'économie du globe
terrestre entrera en récession, ce qui rendra encore plus
difficiles les investissements nécessaires ». Constat que
partage la Lloyd's, géant de l'assurance britannique, qui vient
à son tour de publier un rapport pas très joyeux sur la
question, intitulé « S'adapter ou s'effondrer » (« La Croix
») …"
Extrait du communiqué du Sénat du 28
juin 2006:
Étudiant les perspectives du modèle
énergétique planétaire en 2030, les sénateurs Laffitte et
Saunier avancent les conclusions suivantes :
"Il existe à cet horizon un risque réel
d’emballement climatique dont les effets physiques et les
conséquences financières sont très sous-estimés.
De 1 % du PIB mondial actuellement,
le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %.
La confrontation d’une offre de pétrole
insuffisante et d’une demande en forte progression, sous la
poussée des croissances américaine, chinoise et indienne, nous
promet dès 2020 un choc pétrolier d’une très forte ampleur qui
portera le pétrole à 150 $ le baril et au-delà. Ce qui
correspondra à une ponction supplémentaire de 2 % sur le PIB des
pays consommateurs.
Il faut donc, dès maintenant, préparer une
transition énergétique qui nous sera, en tout état de cause,
imposée par les événements. Les progrès de la science et de la
technologie nous permettent d’assurer cette transition car les
filières de substitution à une consommation excessive et
irraisonnée d’énergie fossile existent ou sont proches de la
maturité de marché.
La transition énergétique est une
obligation mais c’est aussi une chance à saisir. Nous y préparer
créera des centaines de milliers d’emploi demain. D’où une série
de propositions ..." |
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Quelques principes de l'habitat traditionnel:
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Le choix de l'orientation par rapport aux vents dominants, au soleil,
etc. l'utilisation de matériaux locaux (économie de
transport), la proximité de
ressources naturelles, la protection contre la pluie, le froid, la chaleur, les nuisibles, etc..
Le but constant étant la préservation de l'énergie.
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La maison bioclimatique
et/ou solaire aujourd'hui:
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La maison bioclimatique moderne se base
sur les mêmes principes que l'habitat traditionnel, mais son
potentiel est démultiplié par la science et la technologie modernes:
Nouveaux matériaux
(nouvelles générations de produit en terre cuite, matériaux
recyclés, isolants bio, redécouverte des propriétés
écologiques de la chaux, double vitrages très performants, etc.)
Nouvelles
technologies (électricité photovoltaïque,eau chaude et chauffage
solaires, énergie éolienne, biomasse, géothermie, etc.)
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"Le développement durable est un véritable
enjeu, à la fois politiquement vital et ... absolument
inappliqué. C'est vrai pour les grandes villes du Sud (Mexico,
Sao Paulo, etc.) où se réalise en pire toutes les erreurs que
nous avons pu commettre. Aucune leçon n'a été tirée de la
manière de faire les villes. C'est un désastre. Les maîtres
d'ouvrage ne veulent pas payer pour des matériaux sains, le
développement des énergies renouvelables n'est pas soutenu. On
en revient au débat entre coût global (NDLR : coût
d'investissement + coût d'exploitation sur une durée donnée) et
coût de construction. Tout le monde se fiche du coût global. Et
tant qu'on en sera là, il n'y aura pas de développement durable
dans le bâtiment. Il y aura bien sûr toujours quelques bâtiments
expérimentaux, des bâtiments "fanions", mais l'attitude même ne
peut exister qu'avec une réelle politique. Les problèmes
d'énergie et d'effet de serre sont avant tout politiques. Tout
le monde les connaît mais personne ne veut les prendre en
compte. Les villes ne sont pas construites selon les principes
du développement durable, mais sur celui de rentabilités
successives. Ou dans l'urgence, ce qui est bien la pire des
situations...."
Extrait d'une interview de
l'Architecte Jean
Nouvel parue dans "Le Moniteur" du 9 juin 2006
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dernière mise à jour: 12/02/2007
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