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- Pour tous:
L'Architecture Bioclimatique
n'entraîne pas de surcoût, elle induit par contre certaines
adaptations à l'utilisation.
Les Apports solaires actifs
entraînent un surcoût initial, mais on peut déterminer assez
précisément leur amortissement dans le temps.
Une fois amorti, l'énergie produite par le
système devient gratuite.
Tout le monde peut s'équiper.
L'Etat devrait jouer un rôle incitatif par
des aides financières et des obligations de rendement pour les
constructions neuves, malheureusement selon les pays ce rôle est
plus ou moins bien joué.
La France reste très en
retard de ce point de vue, de plus les contraintes
administratives sont lourdes, les Architectes des Bâtiments de
France commencent à peine à tolérer les panneaux solaires, et
quand ils les tolèrent, les conditions sont assez
contraignantes:
Lors de la séance de l’Assemblée
nationale du mardi 4 avril 2006 consacrée aux questions
orales sans débat, M. Frédéric Reiss (UMP,
Bas-Rhin) a interrogé le gouvernement sur les
avis rendus par les architectes des bâtiments de France
(ABF) dans les zones soumises à leur visa conforme du
fait de la proximité d'un monument historique classé.
Il a notamment fait part des difficultés
pour ce qui concerne les permis de construire comportant une
demande d'équipement en panneaux solaires, en
raison des contraintes imposées par les ABF : pose
au sol des panneaux, création d'auvents spécifiques, voire
changement d'orientation de la maison. Ces difficultés peuvent
bouleverser le projet des constructeurs, au point qu'il est
souvent abandonné ou bien réalisé sans autorisation. De leur
côté, les maires sont contraints de faire appliquer les
avis des ABF, malgré le souhait de l'État et des
collectivités locales de favoriser une politique responsable de
développement des énergies renouvelables.
L’orateur a également fait état des
difficultés auxquelles se heurtaient les tentatives de dialogue
avec les ABF. Les candidats constructeurs et leurs architectes
sont de plus en plus nombreux à saisir leur député face au
blocage de leurs projets, faute de conseil clair ou en raison de
délais excessivement longs...
M. Dominique Perben,
ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la
mer, a répondu que les règles générales devaient être
respectées, qu'il s'agisse d'espaces protégés, de secteurs
sauvegardés ou de zones de protection du patrimoine
architectural urbain et paysager. Il a souscrit à la proposition
du député d’organiser un travail en amont entre les ABF,
les services d'instruction des permis de construire et les
professionnels. Ces derniers doivent proposer des
solutions techniques compatibles avec les sites concernés et
différentes selon le lieu. Des adaptions techniques doivent être
apportées en fonction des contraintes, en matière d'énergie
nouvelle par exemple.
C'est pourquoi le ministre de la Culture a
demandé l'organisation d'échanges entre les services de son
ministère, les représentants de l'ADEME et de l'ANAH, les
différents professionnels et l'association nationale des villes
d'art et d'histoire, pour améliorer la mise en œuvre des mesures
de protection.
Enfin, le ministre a rappelé que les
particuliers avaient la possibilité de faire appel des
décisions des ABF auprès des préfets de région, même
s'il était préférable de trouver une solution en amont, grâce à
une discussion avec les professionnels.
Source: http://carrefourlocal.senat.fr/
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