|
"Dans les logements, le fond
de l'air n'est pas si frais
Acariens,
moisissures, composés organiques volatils… : près d'un logement
sur dix (9%) présente des niveaux de pollution très élevés,
selon la première étude à grande échelle en France publiée mardi
par l'Observatoire de la qualité de l'air intérieur.
La bonne nouvelle est que 45% des logements présentent des
niveaux de concentration très faibles pour l'ensemble des
polluants mesurés (une trentaine). Toutefois, selon le polluant
considéré, entre 5% et 30% des logements présentent des niveaux
de pollution nettement plus élevés que les concentrations
trouvées en moyenne dans le parc de logements étudié.
La pollution à l'intérieur des logements est due à la présence
de certaines substances chimiques ou biologiques que l'on ne
retrouve pas à l'extérieur ou qui atteignent des niveaux de
concentration nettement plus élevés qu'au dehors.
Le formaldéhyde, mieux connu sous le nom de formol quand il est
dissous dans l'eau, "est présent partout dans les logements", a
averti Séverine Kirchner, coordinatrice scientifique du projet,
rappelant que la demande de la France d'une classification
européenne de ce composé organique en cancérogène pour l'homme
était en cours d'examen. Le formaldéhyde est massivement présent
dans la vie quotidienne (produits de décoration, colles,
désinfectants, détergents, cosmétiques ...). Mais acariens,
tabagisme, chiens et chats, produits de construction et de
décoration, d'ameublement, d'entretien ou de bricolage,
équipements de chauffage et de production d'eau chaude, sont
autant de sources de pollution de l'air intérieur ...
"Les spécialistes
devront dire à partir de quel seuil, les polluants deviennent
dangereux pour la santé", a précisé Alain Maugard, président du
Centre scientifique et technique du bâtiment (Cstb).
Hormis pour le radon et l'amiante, qui n'ont pas été mesurés
dans cette étude, il n'existe pas encore de "valeurs guides".
Evoquant par ailleurs les efforts faits pour mieux isoler les
logements, Alain Maugard a insisté sur la nécessité d'améliorer
également le renouvellement de l'air, sinon "on va vers de gros
risques pour la santé"..."
|